LE VILLAGE DE GENSAC 

Dans le Tarn-et-Garonne 

Mairie 

Le bourg 

82120 Gensac 

Ouvert le mardi de 14h à 18h 

05 63 94 06 47 

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Gensac aujourd'hui 

Commune du canton de Garonne-Lomagne-Brulhois, Gensac est un petit village de 116 habitants, situé à quarante km de Montauban dans le Tarn et Garonne. L'origine du nom vient du toponyme gallo-romain gentius-acum qui veut dire les gens de là. Village lomagnol d'une altitude de 220 m on y cultive le maïs semence, le colza, le tournesol, la fraise, la noisette et même depuis quelques années le melon. Son lac d'irrigation, d'une capacité de deux millions de m3 pour une surface de 63 hectares, permet le stockage de l'eau pour une soixantaine d'irrigants répartis sur sept communes. 

 

Gensac est un petit village où il y fait bon vivre, ne demandant qu'à s'agrandir notament avec son lotissement de neuf lots et ses deux autres terrains viabilisés. 

Au fil du temps. L'album du siècle (1900 - 2000) 

Gensac en 1833
Le chemin de Lavit à Sérignac traversait à gué le ruisseau de la Sère pour grimper à travers les terreforts du Loc en passant dans la cour actuelle de l'école, et descendait par la côte vers Bragalot via Coutures et Sérignac.
L'église se situait au nord du cimetière. Dans un triste état, elle fût rasée et reconstruite à l'emplacement actuel en 1875/1877.
La première maison d'école vit le jour dans cette période, elle fût l'ancêtre de notre école publique.
Gensac faisait partie du canton de Saint Nicolas, les départementales D 25 et D 93 n'existaient pas ainsi que Revel et Bissac.
La population de la commune avoisinait les quatre cent cinquante habitants.
La vie à la commune
1900 - La commune de Gensac fait partie du canton de Saint Nicolas.1900 - Construction en novembre du pont de la Sère. 

1905 - Le conseil demande le rattachement de la commune au canton de Lavit. 

1930 - Le 04 décembre étude d'un projet d'électrification du canton de Lavit. 

1934 - A la suite de la demande de madame Aldhui d'une concession au cimetière pour son mari décédé le 19/06/1934, le conseil municipal décide qu'en raison des services rendus pendant 45 ans soit comme instituteur, soit comme secrétaire de mairie, d'accorder gratuitement la concession demandée à titre de reconnaissance. Mlle Aldhui Julie succède à Mr Bernard Aldhui comme institutrice. 

1936 - Le 15 février, le conseil décide en accord avec les communes de Lavit et d'Asques, l'achat en copropriété de la gare d'Asques. 

1946 - Création d'un syndicat des eaux de la Lomagne, dissous en 1950 à cause de la démission de Sérignac et Beaumont. 

1950 - Les vicinaux sont pris en charges par les Ponts et Chaussées. 

1957 - Madame Boutié, carillonneuse, demande à être indemnisée par la commune compte tenu des mauvaises récoltes ne pouvant être indemnisée en nature (blés et raisins) auprès des habitants. 

1960 - Réalisation du programme d'adduction d'eau du canton de Lavit. 

1961 - Suppression de la taxe sur les chiens. 

1965 - Création d'un syndicat intercommunal à vocation multiple : 

- Modernisation et entretient des chemins communaux. 

- Entretien des chemins ruraux. 

- Travaux d'adduction d'eau. 

- Etude du ramassage scolaire cantonal. 

- Service administratif cantonal d'aide sociale. 

- Organisation du centre de secours cantonal. 

- Etude de l'irrigation et entretien des rivières. 

- Travaux d'électrification rurale. 

- Service technique des bâtiments communaux. 

- Organisation d'un service d'ambulance. 

1969 - Définition de la longueur de la voirie prise en charge par le département soit 14076 m. 

1970 - La fête locale Gensac-Coutures se fait au pont de Revel. 

1971 - Le centre de secours de Lavit s'équipe d'une ambulance. 

1972 - Départ à la retraite de Mlle Aldhui le 14/11/72 et sera remplacée par Madame Gineste le 14/11/72. 

1977 - Demande d'étude pour la création d'un syndicat des ordures ménagères. 

1980 - Le conseil provisionne en vue des revêtements des allées et cours de ferme. Mise en place du transport à la demande sur le canton de Lavit. 

1983 - La commune adhère au syndicat des ordures ménagères. 

1984 - Pose de panneaux et balises sur les vicinaux. 

1985 - Suppression de la recette du téléphone public qui fût tenue par Mlle Aldhui, puis par Mr Dalbin et ensuite par la mairie. 

1988 - Modernisation des cours de ferme et chemins d'accès. 

1989 - Délibération en faveur de la lutte contre la sécheresse provoquée. 

1990 - Echange de terre en vue de la création d'un lotissement. La parcelle qui était un bien de l'église est échangée contre le jardin de Monsieur Marrou au carrefour du village. 

1991 - Madame Gineste prend sa retraite, elle est remplacée par Mme Dominique Chiabo le 04/11/1991. 

1992 - Le secrétariat de la mairie est informatisée : un PC et une imprimante est acheté. 

1993 - Création de "Lomagne Vivante pour relever les défits". 

1994 - Achat de terre à Monsieur Meillon pour une nouvelle construction. 

Création du syndicat de la vallée de la Sère afin de réparer les dégâts causés par l'orage du 05/07/1993 sur tout le bassin versant de la Sère et du Cézone. 

1996 - Création de la communauté de commune, qui prend la dénomination de "Communauté de Commune de la Lomagne Tarn & Garonnaise". Trente deux communes adhèrent. 

Achat par la commune d'une parcelle de terrain à Monsieur René Dalbin en vue de la création d'un autre lotissement. 

1997 - Le conseil municipal décide de contractualiser avec le Département un programme de travaux : éclairage public, enduits extérieurs, auvent de la salle des fêtes, toitures, wc publics, aménagement de parking et de la traversée du village. 

1998 / 2000 - La réalisation du programme se poursuit au rytme des financements ( état, région et département ). 

 

Les guerres 

Après la défaite de 1870, il n'y a pas de trace d'activité militaire jusqu'en 1913, date à laquelle on commence à trouver des cartes postales montrant les Grandes Manœuvres. 

- En 1914, nombreux furent les hommes mobilsés. 

- En janvier 1915, par délibération, il est demandé de faire une collecte de vêrements chauds pour aider les soldats à supporter les rigueurs de l'hiver. 

- En novembre 1915, une somme de 46,80 francs est votée pour les prisonniers de guerre. 

- En avril 1916, se constitue un comité agricole qui organise les travaux des champs à la suite du départ des hommes à la guerre. Un service de médecine gratuite est institué pour subvenir aux besoin de la population. 

- En 1917, l'état avance à la commune 2200 kg de semence de pomme de terre. Il faut aller les chercher à la gare de Beaumont. Cette avance doit être rendu soit en nature soit en argent. En juillet 1919, est organisé une fête de reconnaissance aux nations alliées pour leur participation à la victoire du droit sur la force et pour effacer la honte du traité de Francfort de 1871. 

- En 1921, au mois de juillet, le conseil municipal décide de construire un monument en l'honneur des neufs enfants de la commune morts pour la patrie.
Deluc jean-joseph 

Crubilé Jean-Marie 

Lafourcade Antonin 

Souliès Jean-Louis 

Bosc Jean 

Bosc Louis 

Miquel Guillaume 

Saint-Paul Maffre 

Costes Jean-Paul
 
Une souscription lancée auprès des habitants de la commune, rapporte la somme de 800 francs. La subvention de l'état se monte à 200 francs. Dès le début de la seconde guerre 1939/1945, une délibération précise qu' à la suite de la mobilisation du Maire, Monsieur André Thau, la fonction sera assurée par le premier adjoint Monsieur Louis Dupuy jusqu'à sa mobilisation. Ensuite, Monsieur Alpinien Rièges, mutilé de guerre et non mobilisable, remplacera Monsieur Louis Dupuy. 

Mobilisation générale, une fois de plus, pour les hommes de la commune. Parmi eux, deux y laissèrent leur vie :
Dabasse Camille, Delzers Alix
Ce fut une période difficile où certains furent prisonniers de guerre : René Miquel, Noël Meillon en Alsace et en juin 1940. Monsieur Meillon s'évade en juillet. D'autres sont enrolés au travail obligatoire (STO) : 

- Fulbert Miquel en haute Silésie 

- Fornazin Gino qui décèdera en Autriche 

- Roméo Pizzolato en Allemagne 

L'agriculture 

1900 - La commune est essentiellement agricole, certains métiers se perdent. A la fin du 18 ème siècle il y avait :- Six tisserands au village et dans les hameaux.
- Un tailleur à Bragalot.
- Deux jardiniers au château.
- Un forgeron au village.
- Un cordonnier à Garrel.
- Un meunier au village.
- Deux charpentiers, un au village et un à Cazalet.
- Un chirurgien au village pour les "saignées".
 


L'agriculture sert en premier à nourrrir la famille et les animaux. Ce qui était en trop était vendu sur les marchés de la région. Chaque exploitation possédait des animaux : vaches, bœufs, parfois un cheval, une basse-cour, une parcelle de vigne et des bois.
 

1907 - La population de la commune était de 233 habitants. Le matériel agricole était très rudimentaires la charrue, la charette... les outils plus efficaces sont arrivés dans les années 1910/1913 avec les premiers brabants qui retournaient plus profondément la terre, la javeleuse fît son apparition. Les gerbes étaient encore liées à la main.1911 - Le conseil municipal demande une exonération des impôts et des secours financiers à cause des pluies diluviennes d'octobre 1910 qui ont détruit les semis de blé et d'avoine.

1913 - Après une forte période de sècheresse, un orage de grêle anéantit la moitié de la vendange, du maïs, des pommes de terre et des légumes secs. Le conseil municipal demande l'exonération des impôts.De 1913 à 1920 - La guerre a désorganisé toute la production agricole et les hommes qui sont revenus ont eu à remettre en état les terres plus ou moins abandonnées depuis cinq ans. Il a fallu reconstituer le cheptel en partie réquisitionné pour l'armée. Les ressources financières étaient inexistantes car de nombreuses familles avaient donné leurs économies pour soutenir l'effort de guerre et pour revoir les leurs.

1923 - Une autorisation est accordée pour l'ouverture d'un atelier de distillerie dans le hangar de la briquetterie.1925 - Les premières familles d'origine italiennes arrivent sur la commune. 

1927 - Achat d'une moissonneuse-lieuse Mac Cormick chez Deluc. 

1929 - Création de la coopérative de meunerie de Tarn & Garonne.
1932 - Le 5 juin un orage de grêle détruit la plus grande partie des récoltes de la commune. Les premiers tracteurs vont apparaitres.1936 - La boulangerie coopérative Lavitoise, on fournissait le blé contre du pain. 

1938 - La coopérative de meunerie devient la CAM, qui en 1940 deviendra la CAMB "coopérative agricole Moissac Beaumont" aujourd'hui Qualisol. 

1939 - Au cours de l'année le téléphone est installé au village, au Loc et à Berrié. 

1942 - Le 10 juin un orage de grêle occasionne de gros dégâts encore une fois. 

1945 - Une prime est versée à la commune et au syndicat pour l'encouragement à la culture du tabac. De nouvelles cultures se développent : les lentilles, l'ail, le tournesol, la menthe, le ricin... Création de la coopérative de Gensac ; un tracteur Lanz, une charrue Kirpy, un batteur et une presse à paille.1946 - Arrivée des tracteurs financés par le plan Marshall. 

1947 - Invasion de criquets sur une partie de la commune, vignes et maïs sont endommagés. 

1949 - Un point d'eau est aménagé aux Hontétes pour lutter contre les incendies. 

1950 - Réalisation du réseau électrique.

En agriculture la mécanisation se généralise. Les fumures minérales font leur apparition : amonitrates, phosamo... les maïs hybrides, les nouvelles variétés de blé. Les petits métiers du début du siècle sont remplacés par des artisans :- Albin Lafourcade charpente et maçonnerie. 

- Salvadori Attilio chaisier et une scierie. 

- Pierre Delpech scierie.
1951 - L'électricité est dans toute les maisons et la vie se métamorphose.1952 - Le confort arrive timidement : T.S.F. , scies circulaires, premières motopompes et bientôt la télévision. 

1956 - Après un mois de janvier clément, le mois de février fût très froid : -16°, -18°. Tous les blés en argilo calcaire ont gelé et les arbres éclatèrent. 

1962 - Le conseil municipal vote une subvention au groupe de vulgarisation (GVA du canton de Lavit). C'est l'année de la mise en service du réseau d'eau potable par le syndicat des eaux de Lavit. Les chemins vicinaux viennent d'être pris en charge à 80% par le département.
1963 - C'est l'époque de l'arrachage des haies et des bois pour l'utilisation rationnelle du matériel. Le maïs prend la place de l'avoine et de l'orge, les vignes disparaissent.1964 - La population chute à 152 habitants. 

1972 - Les premières retenues collinaires font leur apparition, c'est le départ de la généralisation de l'irrigation. 

1973 - Le drainage au laser avec le drain plastique fait son arrivée : les terres humides, les sols réputés difficiles deviennent exploitables. A partir de ce moment, les rendements augmentent, le spectre de la sécheresse s'éloigne.
1979 - Echange amiable des terres agricoles sur une partie de la commune concernant sept agriculteurs. La disponibilité de l'eau permet d'envisager d'autres cultures notamment avec les noisetiers. Les uns s'orientent vers l'élevage laitier ou la viande, d'autres optent pour les grandes cultures, l'ail par exemple.1990 - Création du lac Gensac - Lavit. La compagnie d'Aménagement des Coteaux de Gascogne, à la demande d'un groupe d'agriculteurs étudie et réalise une retenue collinaire sur la Sère d'une capacité de deux millions de M3. La surface de 63 hectares permettra le stockage de l'eau pour une soixantaine d'irrigants répartis sur sept communes. La multiplication de tous ces points d'eau, 11 sur la commune, amène une nouvelle faune inconnue jusqu'alors : ragondins, hérons, canards, cormorans, aigrettes, sternes. 

1992 - Mise en place de la P A C . C'est une nouvelle ère pour l'agriculture qui passe d'une économie de production à une économie de marché. Le soutient au produit par des mesures compensatoires est remplacé par des primes à l'hectare et l'obligation de mettre en jachère un pourcentage des terres.
1993 - Le 5 juillet un gros orage éclate, les ruisseaux débordent, les ponts de Bélart et de Revel sont emportés, la voirie communale est particulièrement touchée, il faudra plus de 300 000 Frs de travaux sur deux ans pour tout remettre en ordre. Au recensement de la population en mars, Gensac compte 123 habitants.2000 - Aujourd'hui l'agriculture produit pour vendre, ce qui l'oblige à se spécialiser. Sur la quinzaine d'exploitations qui restent, nous trouvons un élevage de Blondes d'Aquitaine, un élevage laitier, un élevage caprin, des grandes cultures : blé, maïs, tournesol, pois, soja; Mais aussi des semences, de l'ail, des fraises, des vergers de châtaigniers, de noisetiers et de noyers. 

La population aussi à évoluée, il n'y a plus de familles nombreuses, les jeunes après le primaire vont au collège puis au lycée... localement, ils ne trouvent pas de travail doc c'est la ville qui les absorbe. Les habitations vacantes ont été rachetées et restaurées par des familles anglaises, écossaises... la création d'un lotissement avec l'implantation de trois familles nous a donné un coup de jeune. 

Les artisans sont moins nombreux : 

- André Grandprat jointeur sur plaques de plâtre. 

- Salvador Lopez menuiserie, ébénisterie 

- La ferme auberge et le fromage de chèvres de la famille Serre. 

L'église 

1860 - Extrait d'un compte rendu du conseil municipal du 12 mai : 

" - Depuis fort longtemps l'église et le clocher de la commune de Gensac sont dans un état déplorable. L'église bâtie en pisé a les parois qui sont toutes lézardées et perdent même leur aplomb, les poutres qui supportent la toiture et le lambris finissent par s'échapper des murs ce qui fait que c'est un véritable danger d'y continuer les offices divins. - " 

La paroisse de Gensac située sur la rive droite de la Sère a fait partie dès le 14ème siècle du diocèse de Montauban, l'évèque en avait le patronage. Elle eut pour annexe la paroisse de Haumont et formait avec elle un prieuré. Après avoir appartenu au district de Garganvillar sous l'ancien régime, elle fut incorporée en 1801 au canton de Saint Nicolas et rattachée à Lavit en 1913. 

L'ancienne église, construite au 17ème siècle après les guerres de Religion, s'élevait dans la partie Est du cimetière. C'était une pauvre constrution faite surtout en pisé et couverte d'un lambris. Devant son état de délabrement, Mgr Doney, venant confirmer à Gensac en 1860, engagea les habitants à en bâtir une nouvelle. Mgr Legain dût même l'interdire à cause des dangers qui résultaient des lézardes et de l'effondrement de plusieurs pans de mur.
1862 - Le maire, comte des Réaults de Marin soumet à son conseil municipal le plan et le devis de la future église qui se chiffre à 16000 fr. Etant trop cher pour la commune, le maire souscrit un emprunt de 12000 fr à la caisse des dépôts et consignations ainsi qu'une demande de subvention au département de 4000 fr.
1872 - Après 10 ans d'hésitations, le maire et son conseil municipal décident de recevoir l'architecte départemental pour que celui-ci établisse le plan et le devis de la future église.
1873 - La décision de reconstruire est votée avec le financement suivant :Commune : 1081,20 francs
Souscription volontaire : 12078,07 francs
Subvention de l'état : 4390,73 francs
Total : 18550,00 francs
1876 - Un nouveau prêt de 5500 fr a été fait pour différents imprévus.
1877 - Création d'une commission communale pour la réception de l'église qui présente déjà des crevasses, un autre architecte prend le relais. Le maire demande une subvention 1013 fr pour faire face aux imprévus. Les travaux commencés en 1875 furent achevés en 1877 et les offices y furent célébrés pour la première fois le jour de Pâques.
1878 - Des crevasses importantes font leur apparition dans les murs, dues au sol mouvant.
1879 - Consécutivement à tous ces problèmes le conseil municipal demande au maire d'intenter une procédure judiciaire. En droit l'architecte est responsable des désordres qui se sont produits dans l'édifice parcequ'il n'a pas tenu compte de la nature du sol avant de laisser faire les fondations. La commune devra donc l'attaquer. Cette procédure sera longue et en attendant il faudra empêcher l'église de s'écrouler. Pour cela un nouvel emprunt de 1000 fr est contracté auprès de la caisse des dépôts et consignations.
1901 - 1902 - 1903 - On procède à plusieurs reprise à des réparations.
1928 - Réparation de la voûte. Devis de Monsieur Rivals : 4457,30 fr. Cette somme sera empruntée.
1929 - Il faut réparer le support des cloches. Intervention de Monsieur Salesse de Lavit.
1947 - Nouvelles réparations à l'église. 

1953 - Réparation du clocher confiée aux ponts et chaussées pour la somme de 200000 fr.
1966 - Les tuiles canals sont remplacées par de la romane. Coût : 9000 fr
1982 - La voûte menace de s'écrouler et l'église est interdite au culte. L'architecte départemental déclare que la voûte et la chapelle coté sud doivent être démolies. C'est l'entreprise Gineste de Lavit qui réalise les travaux. La commune emprunte 100000 fr et demande une subvention au Conseil Général. L'intérieur est complétement transformé, la charpente est mise à nue et les briques apparentes.
1988 - La foudre détériore le clocher. L'indemnisation de l'assurance... permet la reprise complète de toutes les maçonneries intérieures et extérieures du clocher ainsi que l'enduit extérieur. Une nouvelle cloche, transportée par Monsieur René Dalbin de Lavit à Gensac, est mise dans le clocher. 

1998 - Au printemps avec l'aide du syndicat départemental d'électrification et à l'occasion de l'an 2000, l'église est illuminée. Le coût avoisine les 50000 fr.
2000 - Après avoir causé beaucoup de tracas aux municipalités successives et coûté très cher à la commune, l'église est toujours fissurée mais debout. En 125 ans, elle ne s'est toujours pas stabilisée.
Les curés :
- Moncouet avant 1878
- Esparbés 1878 / 1879
- Verdié Bernard juin 1879 à 1886
- Dulac Pierre 1886 à 1916
- Feuga 1916 à 1925
- Vérines 1925 à 1928
- Baylin 1928 à 1929
- Bonneville Elie 1929 à 1935
- Fournié Eloi 1935 à 1941
- Boé Jacques 1941 à 1945
- Viguier Paul 1945 à 1951
- Parriel Emile 1951 à 1953
- Touzel Sylvain 1954 à 1959
A partir de 1959 Gensac est desservi par les prêtres de Lavit :
- Abbé Julien
- Abbé Espagnol
- Abbé Sestéro
- Abbé Parriel 

La vie scolaire 

La loi Guizot votée le 28 juin 1833 obligeait chaque commune à entretenir une école élémentaire gratuite, les lois de Jules Ferry proclamèrent la gratuité de l'enseignement primaire le 16 juin 1881 et la rendirent laïque et obligatoire le 28 mars 1882. La commune de Gensac ne resta pas indifférente à la loi Guizot et acheta la maison de Monsieur Courdin en 1839 pour en faire l'école et en 1841 Monsieur Avenzac fut nommé instituteur aidé pour la gestion par L'abbé Moncouet et par Monsieur Chaubet maire de l'époque.
Les recherches effectuées dans les registres matricules des archives scolaires ont permis de faire la liste des instituteurs depuis 1868 :
1868 - 1869 Madame TURPIN
1869 - 1870 Mademoiselle ROUQUIE devenue Madame TROFFER
1870 - 1881 Madame TROFFER Jeanne
1881 - 1886 Madame GARRIGUES Marie-Suzanne
1886 - 1889 Mademoiselle MAZELIE
1889 - 1924 Monsieur ALDHUI Bernard
1924 - 1953 Mademoiselle ALDHUI Marie-Julie
1953 - 1978 Madame GAILLARD Yvonne
1978 - 1991 Madame MARROU Laure
1991 - 1992 Monsieur COUREAU Jean-Louis
1992 - 1993 Mademoiselle ROUSSY Hélène
1993 - 1994 Monsieur BOURRE Jean-Claude
1994 - 1997 Madame SENTIS Sandrine
1997 - 1998 Mademoiselle LARGEAU Valérie
1998 - ......... Madame PHILIP Michèle
Travaux et aménagements divers.
1931 - Réparation de la façade de l'école exposée au mauvais temps.
1934 - Des réparations importantes sont nécessaires, les travaux sont confiés à Monsieur Albin Lafourcade.
1935 - Nouvelle réfection de la façade de l'école, pose de gouttières et peinture des volets.
1941 - Une caisse des Ecoles est créée pour subvenir aux besoins matériels des classes.
1943 - L'inspection médicale des écoles est organisée. Une participation de 5 fr par élève est votée pour les 26 élèves. La réparation du toit du préau s'impose et un terrain est mis à la disposition pour la pratique du sport.
1953 - En juillet, la commune fait l'aquisition de l'ancienne maison Duprat, appartenant à Monsieur Laffont. Tous les vieux pans de murs restants furent démolis et la cour de l'école envisagée. En novembre une cantine scolaire fut créée et les repas étaient pris dans une vieille salle désaffectée de la maison Gautié. Les élèves apportaient leur repas dans une gamelle que l'instituteur réchauffait sur le vieux poêle à bois de la classe pendant l'hiver.
1955 - L'agrandissement de la salle de classe fut indispensable. On en doubla la surface en démolissant la cloison qui la séparait de l'ancienne cuisine de Mlle Aldhui. Une cuisine fut aménagée à l'étage de l'appartement de fonction.
 

 

Cette année là fut aménagée la cour de l'école et une moto-pompe fut installée pour monter l'eau du puits communal à la nouvelle cuisine et à la salle d'eau du premier étage.
1958 - Construction du préau, du garage, du bûcher, des wc et de la cloture de la cour. En novembre, constrution de la nouvelle cantine dans l'ancien grenier et du mur de soutènement de la cour.
1962 - A la suite de la fermeture de l'école de Coutures, les élèves de cette commune se font inscrire à l'école de Gensac. Un service de transport est organisé.
1970 - Dans le cadre de la restructuration de l'enseignement, l'institutrice fut appelée à faire un stage de recyclage à l'école Normale de Montauban pour l'enseignement des mathématiques modernes et des activités d'éveil. Le remplacement fut assuré par un normalien stagiaire Monsieur Zhalman.
1978 - Réfection du toit de l'école, de la cantine et de l'appartement de fonction en vue de la location à Monsieur et Madame Dalbin. Cette dernière fut aussi cantinière après le départ de Madame Alice Boutié.
1984 - Création du Regroupement pédagogique intercommunal (R.P.I. Gensac - Esparsac - Coutures )
1990 - Aménagement important de la cantine scolaire telle qu'elle est en ce moment. La cantinière est Madame Rivière Gisèle.
1991 - Des cours d'anglais sont donnés par Madame Walter, Maryse Dutéron, Sonia Reverdy. Construction de deux abris-bus.
1992 - Travaux de peinture dans la salle de classe.
1994 - Acquisition de matériel informatique. Réparations à l'appartement de fonction.
1998 - Programmation des travaux extérieurs de façades : Mairie, école, salle polyvalente.
1999 - Projet de réfection du préau et des WC extérieurs qui seront réalisés en 2000.
 

Le château 

Vers 1746, la reconstruction d'un château renaissance commença après l'effondrement d'un premier ouvrage. De ce bâtiment initial ne subsiste pratiquement plus rien sauf l'approximation de l'ouvrage par quelques traces au sol ainsi que par un relevé du cadastre napoléonien. Ce bâtiment fut construit par Laurens, maçon, qui construira également la métairie du Loc et assurera les réparations des 9 fermes du château. 


Quand, en 1820, meurt la Comtesse de Montmorency-Laval née en 1754, ses biens furent conservés et passèrent successivement au Vicomte de Réaulx de Marin et ensuite à sa fille qui avait épousé un explorateur : Edouard, René, Marie de Ségonzac.
 


Le château possédait 395 ha 13 a 69 ca de terres réparties sur trois communes : Gensac, Coutures, Esparsac. La vigne était une source de revenus importants ainsi que le peuplier carolin.
 


Toutes les métairies possédaient un lopin de vigne sauf Revel et Gendarme (en 1906). Le château à lui seul comptabilisait 10 ha 12 a 5 ca de cépage. Un laboratoire existait d'ailleurs dans les bâtiments du château.
 


Sur l'énoncé de la vente sur licitation, il est fait mention de barriques, comportes, muids, foudres, cuves d'une contenance minimum de 214 hl. Pour exemple, en 1913, 138 comportes furent récoltées sur la métairie du château. En complément de ces deux productions, le petit bétail : brebis, chèvres, oies, pintades, poulets, canards et un peu de céréales apportaient un complément de revenu non négligeable.
 


Une vente sur licitation eut lieu à partir du 28 mars 1908. Tout sur ces exploitations fut estimé et mis en vente : terres, cheptel, immeubles, outils aratoires, charrettes, jougs, herses, bêches, pioches et jusqu'au attaches en fer.
 


- LANIS : D'une superficie de 45 ha 05 a 27 ca fut achetée par la famille Laboup.
- REVEL : D'une superficie de 32 ha 45 a 32 ca fut achetée par la famille Thau.
- PHILIP : D'une superficie de 37 ha 47 a 37 ca fut achetée par la famille Fabarol.
- SEIGNOU : D'une superficie de 28 ha 75 a 69 ca fut achetée par la famille Souliès.
- LOC : D'une superficie de 36 ha 65 a 60 ca fut achetée par la famille Crubilé.
- GENDARME : D'une superficie de 23 ha 40 a 40 ca fut achetée par la famille Crubilé.
- MARTY : D'une superficie de 37 ha 41 a 10 ca fut achetée par la famille Castaing.
- LAPEYRIERE : D'une superficie de 43 ha 98 a 80 ca fut achetée par la famille Monbrun.
 


Le Château, d'une superficie de 109 ha 92 a 84 ca fut acheté par la famille Monbrun.
Le château et ses terres passeront successivement entre les mains de divers propriétaires : Les familles Marietti, De Faveri, Fornazin, Gilard-Portal qui en 1946 vendit l'exploitation à la famille Dalbin jusqu'à l'arrivée en 1979 de la famille Serre.
 


Famille Serre qui vient d'ouvrir depuis peu une ferme auberge en complément d'un élevage caprin et porcin, avec transformation de ces produits sur place : fromages, charcuteries...
 


On ne peut évoquer le château sans parler de sa "table" qui serait un dolmen et qui trône dorénavant devant la façade de la ferme après avoir traversé les siècles au fond des jardins du château, puisqu'elle figure sur le plan cadastral napoléonien. Le Roi Henry IV aurait eu l'occasion de la voir puisque celui-ci accompagné de son épouse Marguerite de Valois, aurait déjeuné au château de Gensac en 1579, bien avant la construction du château renaissance.
 


De ce château renaissance ne subsiste pratiquemment plus rien. Seul le descriptif de la vente fait état d'un corps de logis, flanqué de deux ailes, terminé par deux tours carrées, construit en brique, couvert de tuiles et d'un bâtiment à usage d'écuries, remises, chai, granges, greniers, fournils, forges et d'une tuilerie.